Google veut se réconcilier avec la presse payante grâce au Flexible Sampling

Les éditeurs de presse et Google, ça n’a pas toujours été une grande histoire d’amour.

Alors que le second est devenu essentiel aux premiers pour amener du trafic sur leurs publications, le modèle économique des journaux payants s’est heurté au modèle Google qui favorise un accès gratuit et illimité aux contenus.

En effet, jusqu’à présent, Google promouvait la politique du « First Click Free« . Si les éditeurs acceptaient ces règles du jeu, les utilisateurs venant d’une recherche Google avaient droit à au moins 3 articles gratuits par jour. Mais en cas de refus, Google n’indexait que ce que ses robots voyaient gratuitement : c’est à dire pas grand-chose… L’indexation des médias récalcitrant devenait alors rapidement mauvaise et le trafic s’en ressentait fortement.

La position devenait donc plus que délicate pour la presse qui devait choisir entre ses audiences (acquises par recherche organique) et ses revenus d’abonnement.

Google semble avoir réalisé les limites de la rétribution par la publicité pour les médias, et tout l’intérêt qu’il a à garder une presse de qualité. Ils ont donc développé de nouveaux outils en collaboration avec le New York Times et le Financial Times dans le but annoncé d’aider les éditeurs à acquérir de l’audience tout en la transformant, en partie, en abonnés payants.

Google a annoncé il y a peu la mise en place d’un nouveau modèle sensés changer la donne : le Flexible Sampling. Désormais, l’éditeur pourra choisir combien chaque internaute venant depuis le moteur de recherche pourra voir d’articles gratuits par mois. La quantité d’articles gratuits est entièrement paramétrable par l’éditeur qui pourra ainsi tester et juger ce qui lui parait le plus adapté à son marché, tout en étant assuré de la bonne indexation de ses contenus.

For most publishers, 10 articles per month is a good starting point.

Mine d’or du marketer, la data connaissance client n’est pas oubliée puisque Google partagera les données sur les lecteurs afin de pouvoir les engager directement.

De la même façon le géant américain évoque la possibilité future de :

  • s’abonner directement en passant par un compte Google,
  • d’identifier de potentiels abonnés grâce à du machine learning

We’re also exploring how Google’s machine learning capabilities can help publishers recognize potential subscribers and present the right offer to the right audience at the right time.

Tout cela va dans le sens d’une collaboration positive entre Google et la presse, plutôt qu’une relation oscillant entre affrontement et asservissement. Google réalise probablement l’importance des contenus de qualité produits par une presse payante pour son modèle et ses propres produits, et ainsi la nécessité de permettre aux éditeurs de se financer correctement.

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